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Samedi 23 juin 2007

 

 

Bonjour à tous, vous pouvez  acheter mon recueil de nouvelles "Clameur" sur le site Edilivre, vous allez dans nouveautés, vous retournez dans la liste des ouvrages, nouveautés (sentimental).

 

 

Merci de me dire si vous souhaitez en commander. Voici le site, bonne visite :

 

 

http://www.edilivre.com

 

Y a des nuits sans fin

 

 Y a des nuits sans fin

Des nuits qui sont là rien pour vous

Elles durent pour le plaisir

Y a des nuit sans fin

Et ça fait du bien

Rien que pour se prélasser avec ceux que l'on aime

Des nuits qui sont là au détour des rues, des routes, des autoroutes

Les musiciens roulent pour ceux qui les écoutent

Qui viennent juste pour entendre le son, les musiciens

Y a des nuits sans fin

Des nuits qui sont là rien pour vous

Elles durent pour le plaisir

Les voitures plein phare

On les évite, on fronce les cils car ça nous éblouie

La nuit les lumières sont partout, même sur les nationales

Y a des nuits sans fin et ça fait du bien

Le jour se lève, en attendant que la nuit arrive

Les gens regardent dans le ciel les étoiles

Vont boire des bières

Avec l'ambiance que chaque café possède

 Y a des nuits sans fin

Des nuits qui sont là rien pour vous

Elles durent pour le plaisir

 

 

 

L'universelle attente de l'amour

 

Je t'attends

L'universelle attente de l'amour

Quelle bêtise

Des millions d'êtres humains qui attendent comme ça pour rien

En boule dans le canapé, en fumant des cigarettes

Mais que je suis bête

Je sors et je vais au café du coin et je regarde les autres

Et je me marre tout seul

Je fume encore

Mais c'est pas grave

Je pense qu'elle va revenir

Encore des milliers de nuits à venir

Je suis trop bête d'attendre comme ça

Je ressors du café

En rentrant chez moi j'espère qu'elle sera là

Je revois la scène, tu claques la porte

Je suis là prés de toi

Et tu t'en vas

Tu refermes derrière toi et je reste la comme un con

 

 

Je suis le fils de Léon et de Louise

 

Je suis le fils de Léon et de Louise

Ils ne m'aiment pas

Je suis parti très tôt avec mon sac à dos

Pour de pas les déranger 

Je suis parti loin, très loin d'eux, de ce bled paumé où il n'y avait rien à faire

J'ai trimballé un grand sac partout

Avec des objets précieux

J'ai parcouru la France

 Je suis tombé amoureux de Marseille

J'ai fait mille boulots et je mangeais bien

C'était une vraie fête à Marseille

Je suis tombé amoureux d'une douce brune

Avec des jambes à tomber par terre

Une frimousse à faire pâlir

 

Je suis fils de Léon et de Louise

Ils ne m'aiment pas

Je suis parti très tôt avec mon sac à dos

Pour de pas les déranger

 

Je n'ai jamais revu Léon et Louise

J'envoyais des cartes pour leur signifier que j'étais vivant

Ils ne m'ont pas manqué

J'étais comme un orphelin mais j'étais heureux

 

Et puis ils sont morts et j'étais triste

Je ne leur avait pas dit au revoir

Mais ils ne m'aimaient pas

 

J'ai continué ma route

Et j'ai rencontré une femme avec qui j'ai eu envie de rester

Je suis rentré dans le rang, bien sagement

Pour ne pas la perdre

Parce que je voulais que l'on m'aime enfin

Et ça a marché

 

J?ai enfin laissé mon sac à dos, il était foutu

Il était temps que je l'oublie

Et que je reste là

En oubliant mon bled et mes parents

Un air de java

Je suis pressé

J'y vais d'un ton sur et certain

Y a un air de java dans ma tête

Je suis pressé

 

On m'attend et c'est agréable

Je chante une sorte de java

Une chanson bien à moi

Qui me ressemble, qui lui ressemble

 

Les journées sonnent comme une clarinette

Y a de la joie dans l'air

Je souris tout seul

C'est certain, elle m'attend

 

Je suis pressé

J'y vais d'un ton sur et certain

Y a un air de java dans ma tête

Je suis pressé

 

Je roule, je fonce

Pas trop vite

Pour être en un seul morceau

 

J'ai plus peur de rien

Tout rime, avec ma chanson

Je la chante tout haut

Je la retiens pour lui chanter

 

J'ai le coeur qui se tient bien

Il est pas froissé comme avant

C'est quoi alors

J'sais pas dire

J'ose pas

 

Je suis pressé

J'y vais d'un ton sur et certain

Y a un air de java dans ma tête

Je suis pressé

 

 

 

 

Celui que tu as attendu toute ta vie

 

 

Tiens regarde il est là

Celui que tu as attendu toute ta vie

 

Regarde devant toi

Les portes sur le devant de la scène

 

Un exploit un essai un destin

Regarde devant toi

A l'infini il y a toi et l'autre

Celui que tu attendais

 

Un sourire, en plein vol

Tu le soutiens ce rire aux éclats

Tout recommence

 

Mon tout mon toit

Tu es là

Sereinement tout redémarre

Comme un vieux taco

Qu'il fait remettre en route

 

Pour que ça ne déraille pas

Regarde devant toi, il est là

 

L'amour, ce mot que l'on entend sans arrêt

Dans un élan tu y crois encore un peu

Comme un vieux taco qu'il faut redémarrer

 

JE DEGAINE

 

Dis moi tu crois quoi

Que je dégaine aussi vite que toi

Je dégaine et je vais vite très vite

 

L'histoire est longue

Très longue

 

Mon histoire est un roman

Un roman qui ressemble aux types qui sont partis à la guerre

Et qui sont revenus avec une jambe en moins

 

Mais je dégaine très vite toujours aussi vite

Je n'ai pas perdu la main

Tu peux me croire

 

Mon histoire

Je te la donne

Je te la transmets

J'atterris ici auprès de vous

Et je dégaine

 

J'appréhende le monde, cette vie

Qui est mon roman

Je reviens de la guerre

 

Mon histoire

Je te la donne

Je te la transmets

J'atterris ici auprès de vous

Et je dégaine

 

Je glisse sur le trottoir

 

Je glisse sur le trottoir

Y'en a qui se marrent

Mais moi je ne me marre pas ! !

 

Quelle dégaine, les chaussures plein de boue

La tête trempée par la pluie

Je me relève

 

Personne ne m'aide

Mais je me relève fier et vaillant

Je marche fièrement

La tête haute, je ne retomberai pas de si tôt ! !

 

Je traverse les rues d'un pas assuré

Je regarde les hommes et je les dévore des yeux

Pour voir si je plais encore même avec mes chaussures pleines de boue

 

Une fille au regard de braise au coin de la rue

Ça donne envie de courir

Tout simplement vers elle

Sous la pluie ou le soleil

Qu'importe je ne vois qu?elle

 

Une fille au regard de braise

Je tourne et me détourne

Sourire et encore un sourire

 

Elle me sourit et je déambule toute la journée

 

 

 

 

Un train puis un autre

 

Un train puis un autre

L'arrivée est longue

L'hiver est là, ça caille

Besoin de me réchauffer

De trouver la chaleur

Au coin d'une demeure

 

Je capte la lumière

Au-delà des réverbères

Je vois les hommes mourir de froid

Mon voyage est terminé

Tout prend une fin

Et ma fin est peut être ici dans cette ville aux mille éclats

Où tout sera différend

 

Je descends ici pour rejoindre l'aube

 

L'aube si douce, si onctueuse

Le froid tétanise

Mais l'atterrissage est doux

 

L'aube, la douceur du café, les odeurs

Et l'amour qui transperce, qui fait vibrer

Le soir qui tombe

Les souvenirs qui remontent

La nostalgie des grands soirs

La jeunesse qui s'évanouit

 

Il n'y a que l'aube qui reste juste

Les souvenirs remontent

L'amour, ce pince coeur

A contre courant je demeure ici et là

Tout en étant nulle part

 

Rien ne laisse indifférent

Les soir tombent

Les jours et les nuits s'assemblent pour ne faire qu'un

Se mettre en boule dans son lit

Oublier les autres

 

Rester là, protégée du monde

Regarder la nuit tombée et regarder au-delà de l'aube

L'amour envolé

 

 

Où es tu

Je t'attends là sagement

Sans pleurer

 

Les boulevards sont pleins de voitures

Tu es là tout prés

Je t'attends au bout de dix ans encore et encore

C'est tout à ton honneur et au mien

 

N'oublie pas que rien n'est acquis

L'amour est un travail à plein temps

 

Mon Mon amour

Où es tu

Je t'attends là sagement

Sans pleurer 

 

 

 

Les larmes sont inutiles, ces larmes des filles

Ça leur ressemble trop

Les larmes par-ci par là

Les hommes n'aiment pas ça

Ah la la quelle plaie ces larmes

 

Font les consoler ces larmes

Mais je t'attends sans pleurer

 

Je regarde les boulevards bondés de voitures et je pense à toi

Je ravale mes larmes

Au bout de dix ans mes pensées s'envolent vers toi

Comme au premier jour

 

L'amour ça se travaille

Noublie pas que rien n'est acquis

Ce sont comme des morceaux de musique qu'il faut répéter sans cesse

Sans oublier que les notes de l'amour sont toujours jolies mais fragiles.

 

 

J'ai vu la mer

J'e l'ai vu de mes yeux

Elle m'a dit t'es belle

Continue ma belle

Tu verras ça ira bien

 

Je lui repose la question

Elle me répond

Y a de la colère en toi

Allez repose toi

Oublie tes tracas et ça ira

 

J'écoute le bruit des vagues

Elle me disent de rester là comme ça

Au creux de moi-même

Je lui fais confiance

Elle n'attend rien elle, cette mer

 

Je lui dit j'sais plus quoi faire

Elle me répond t'inquiète pas ça ira

Oublie tes tracas et je la crois

 

J'sais pas pourquoi, je l'aime tant cette mer

Elle me rassure

Je la regarde encore et encore

 

C'est comme l'aurore au creux de tes mains

Elle est là comme ça

Et moi je suis là comme

Eloge de la tristesse

Qui s'envole pour quelques instants

 

Cette mer qui me porte et qui ne m'a jamais trompée

Jamais elle a menti

Cette mer si adroite et si belle

Me dit elle que je suis belle

Et que je y aller

Je lui fais confiance, aveuglément

 

Je repars je lui dis

On se reverra

Elle me dit, je t'attends je serais toujours là pour toi, quoi que tu fasses

 

Par Anne Vidal - Publié dans : Textes
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