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Vendredi 23 décembre 2005

 

A L'HORIZON

Face au miroir

Se regarder en face

Sans leurre, sans artifice

 

A l’horizon

Il y a une lueur

Qui t’attend

Une lueur pour te dire

Qu’il ya a toujours un espoir

Une vérité

Qui te ressemble

Des moments de plénitude

Où tout redevient possible

Faut pas avoir peur d’y croire

A l’horizon

Une lueur t’attend

Regarde la bien

Elle est pour toi

Un phare allumé

La mer tout autour

La confiance qui revient

Tout autour de toi

Il y a l’espace

Oublie le béton

Regarde à l’horizon

Face à toi

Le désir de vivre là tout simplement

Le ruisseau de la clarté

Enfin là prés de toi

 

 

Attitude

 

 

 

 

 

Certitude

Attitude

Ne te méprends pas

Tu as raison, souffle fort

 

Souffle, inspire, expire

Tire la gueule si tu en as envie

Ne te lève pas

Dors au creux de ton lit

De ton guéridon, tu décides de faire

le tour de toi-même

 

Fichu les journées à attendre

A force tu ne sais plus ce que tu cherchais

 

Tente ta chance

Souffle, inspire ,expire

Tourbillon, tourbillon

Tu y arriveras

Le tour est joué

Tu gagneras

 

Tire la gueule si tu en as envie

Ne te lève pas Dors au creux de ta vie

Anne

 

 

Le béton

Laissez vous tenter…

Une belle amitié

 

Le béton brûle

Les pas sur le bitume s’expriment

Le béton transpire

 

L’histoire transperce les humains

Le bitume n’oublie rien

Les demeures fatiguées

rendent leur âme

Parfois certaines survivent

 

 

Les joies, les peurs, la mort

envahissent les demeures

la pierre entend le chant humain

 

Le béton brûle

Les pas sur le bitume d’exprime

 

Les demeures

Les rues, les villes restent

Les humains quittent les lieux, d’autres arrivent

La loi du temps rattrapé chacun d’entre nous

 

Au suivant, au dernier

 

 

Au suivant, au dernier

Au premier, au dernier

 

Au premier

Au suivant

 

La masse humaine

Les milliards d’atomes agglutinés

Qui se reproduisent

De peur de ne plus se multiplier

 

Au suivant

Au dernier

Les bagnoles réchappent

Les gosses pédalent

Les adultes réfléchissent, calculent et mentent

 Les lois régentent

Les embrouilles

Les zincs

Les timbres

Les enveloppes

Les trains

Et les flammes

 Au suivant

Au dernier

 

 Le visage 

Le doux visage

Le regard rivé au dessus des bruits

Les mains crispées

 

Le corps endolori

Le sommeil agité

Tu as le droit de dire non

Le droit de dire non de dire oui

 

A chacun sa solitude

A chacun sa consolation

A chacun sa douleur

A chacun sa réparation

 

Alors de rajoutez rien à la douleur

 

Le corps fatigué

L’esprit obscurci pas des années d’attente

Notes, notes

 

Notes, notes

Jouez de vos douces folies

Raisonnez en nous

Donnez un écho

 

Écoutons ces mélodies qui réchauffent

Ne plus avoir froid, même l’été

 

Latéralement, je chante

Parallèlement je pleure

Paradoxalement je mens

Inexorablement je hurle

 

Carrossez le doux rivage

Boire le jus qui adoucit

Pleurs au creux des nuits

Théâtres des lendemains

 

Comédies, théâtres, chants

pour partager le lot commun

Les gens s’éloignent de leurs désirs

 

 

Latent, latente l’explosion

L’explosion du ras-le bol des pauvres des assistés dit-on, voyons

 

Système de vie à l’envers

Y remettre de l’ordre

hiérarchie à la con

Abaissement, courbettes, hypocrisie

 

Littéralement, je chante

Parallèlement je pleure

Paradoxalement je mens

Inexorablement je hurle

 

 

J’ai vu la mer

 

J’ai vu la mer

J’e l’ai vu de mes yeux

Elle m’a dit t’es belle

Continue ma belle

Tu verras ça ira bien

 

Je lui repose la question

Elle me répond

Y a de la colère en toi

 

 

 

Allez repose toi

Oublie tes tracas et ça ira

 

J’écoute le bruit des vagues

Elle me disent de rester là comme ça

Au creux de moi-même

Je lui fais confiance

Elle n’attend rien elle, cette mer

 

Je lui dit j’sais plus quoi faire

Elle me répond t’inquiète pas ça ira

Oublie tes tracas et je la crois

 

J’sais pas pourquoi, je l’aime tant cette mer

Elle me rassure

Je la regarde encore et encore

Je l’aime de toutes mes forces

 

C’est comme l’aurore au creux de tes mains

Elle est là comme ça

Et moi je suis là près d'elle

Eloge de la tristesse

Qui s’envole pour quelques instants

 

Cette mer qui me porte et qui ne m’a jamais trompée

Jamais elle a menti

Cette mer si adroite et si belle

Me dit elle que je suis belle

Et que je peux y aller

Je lui fais confiance, aveuglément

 

Je repars je lui dis

On se reverra

Elle me dit, je t’attends je serais toujours là pour toi, quoi que tu fasses

Inspiration

 

Inspiration

Expiration

Je pleure, je ris

Je ne fais que ça du matin au soir

 

Je suis venue ici pour pleurer et chanter

J’hiberne puisque personne ne m’attend

Je vais donc jouer du violon

Et jouer de jolis morceaux

 

Inspiration

Expiration

Je pleure, je ris

 

Je vais jouer du piano

Vous allez reconnaître

Certains morceaux

Vous allez rire ou pleurer

Et je ne serais plus seule

Dans ces dédales de la ville

Où rien ni personne ne t’attend

 

J’ouvre mes bras, j’embrasse les joues roses des bébés

Je prends mes amies dans mes bras

Ceux qui ont besoin de violons

Pour y croire encore quand il n’y a plus rien à attendre

 

Je vous jouerai des beaux morceaux au rythme de vous

Anne Vidal

Par Anne Vidal - Publié dans : Textes
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