Similitude
Y a des nuits sans fin
Y a des nuits sans fin
Des nuits qui sont là rien pour vous
Elles durent pour le plaisir
Y a des nuit sans fin
Et ça fait du bien
Rien que pour se prélasser avec ceux que l’on aime
Des nuits qui sont là au détour des rues, des routes, des autoroutes
Les musiciens roulent pour ceux qui les écoutent
Qui viennent juste pour entendre le son, les musiciens
Y a des nuits sans fin
Des nuits qui sont là rien pour vous
Elles durent pour le plaisir
Les voitures plein phare
On les évite, on fronce les cils car ça nous éblouie
La nuit les lumières sont partout, même sur les nationales
Y a des nuits sans fin et ça fait du bien
Le jour se lève, en attendant que la nuit arrive
Les gens regardent dans le ciel les étoiles
Vont boire des bières
Avec l’ambiance que chaque café possède
Y a des nuits sans fin
Des nuits qui sont là rien pour vous
Elles durent pour le plaisir
L’universelle attente de l’amour
Je t’attends
L’universelle attente de l’amour
Quelle bêtise
Des millions d’êtres humains qui attendent comme ça pour rien
En boule dans le canapé, en fumant des cigarettes
Mais que je suis bête
Je sors et je vais au café du coin et je regarde les autres
Et je me marre tout seul
Je fume encore
Mais c’est pas grave
Je pense qu’elle va revenir
Encore des milliers de nuits à venir
Je suis trop bête d’attendre comme ça
Je ressors du café
En rentrant chez moi j’espère qu’elle sera là
Je revois la scène, tu claques la porte
Je suis là prés de toi
Et tu t’en vas
Tu refermes derrière toi et je reste la comme un con
Je suis le fils de Léon et de Louise
Je suis le fils de Léon et de Louise
Ils ne m’aiment pas
Je suis parti très tôt avec mon sac à dos
Pour de pas les déranger
Je suis parti loin, très loin d’eux, de ce bled paumé où il n’y avait rien à faire
J’ai trimballé un grand sac partout
Avec des objets précieux
J’ai parcouru la France
Je suis tombé amoureux de Marseille
J’ai fait mille boulots et je mangeais bien
C’était une vraie fête à Marseille
Je suis tombé amoureux d’une douce brune
Avec des jambes à tomber par terre
Une frimousse à faire pâlir
Je suis fils de Léon et de Louise
Ils ne m’aiment pas
Je suis parti très tôt avec mon sac à dos
Pour de pas les déranger
Je n’ai jamais revu Léon et Louise
J’en envoyais des cartes pour leur signifier que j’étais vivant
Ils ne m’ont pas manqué
J’étais comme un orphelin mais j’étais heureux
Et puis ils sont morts et j’étais triste
Je ne leur avait pas dit au revoir
Mais ils ne m’aimaient pas
J’ai continué ma route
Et j’ai rencontré une femme avec qui j’ai eu envie de rester
Je suis rentré dans le rang, bien sagement
Pour ne pas la perdre
Parce que je voulais que l’on m’aime enfin
Et ça a marché
J’ai enfin laissé mon sac à dos, il était foutu
Il était temps que je l’oublie
Et que je reste là
En oubliant mon bled et mes parents
Un air de java
Je suis pressé
J’y vais d’un ton sur et certain
Y a un air de java dans ma tête
Je suis pressé
On m’attend et c’est agréable
Je chante une sorte de java
Une chanson bien à moi
Qui me ressemble, qui lui ressemble
Les journées sonnent comme une clarinette
Y a de la joie dans l’air
Je souris tout seul
C’est certain, elle m’attend
Je suis pressé
J’y vais d’un ton sur et certain
Y a un air de java dans ma tête
Je suis pressé
Je roule, je fonce
Pas trop vite
Pour être en un seul morceau
J’ai plus peur de rien
Tout rime, avec ma chanson
Je la chante tout haut
Je la retiens pour lui chanter
J’ai le cœur qui se tient bien
Il est pas froissé comme avant
C’est quoi alors
J’sais pas dire
J’ose pas
Je suis pressé
J’y vais d’un ton sur et certain
Y a un air de java dans ma tête
Je suis pressé
Celui que tu as attendu toute ta vie
Tiens regarde il est là
Celui que tu as attendu toute ta vie
Regarde devant toi
Les portes sur le devant de la scène
Un exploit un essai un destin
Regarde devant toi
A l’infini il y a toi et l’autre
Celui que tu attendais
Un sourire, en plein vol
Tu le soutiens ce rire aux éclats
Tout recommence
Mon tout mon toit
Tu es là
Sereinement tout redémarre
Comme un vieux taco
Qu’il fait remettre en route
Pour que ça ne déraille pas
Regarde devant toi, il est là
L’amour, ce mot que l’on entend sans arrêt
Dans un élan tu y crois encore un peu
Comme un vieux taco qu’il faut redémarrer
JE DEGAINE
Dis moi tu crois quoi
Que je dégaine aussi vite que toi
Je dégaine et je vais vite très vite
L’histoire est longue
Très longue
Mon histoire est un roman
Un roman qui ressemble aux types qui sont partis à la guerre
Et qui sont revenus avec une jambe en moins
Mais je dégaine très vite toujours aussi vite
Je n’ai pas perdu la main
Tu peux me croire
Mon histoire
Je te la donne
Je te la transmets
J’atterris ici auprès de vous
Et je dégaine
J’appréhende le monde, cette vie
Qui est mon roman
Je reviens de la guerre
Mon histoire
Je te la donne
Je te la transmets
J’atterris ici auprès de vous
Et je dégaine
Je glisse sur le trottoir
Je glisse sur le trottoir
Y’en a qui se marrent
Mais moi je ne me marre pas ! !
Quelle dégaine, les chaussures plein de boue
La tête trempée par la pluie
Je me relève
Personne ne m’aide
Mais je me relève fier et vaillant
Je marche fièrement
La tête haute, je ne retomberai pas de si tôt ! !
Je traverse les rues d’un pas assuré
Je regarde les hommes et je les dévore des yeux
Pour voir si je plais encore même avec mes chaussures pleines de boue
Une fille au regard de braise au coin de la rue
Une fille au regard de braise au coin de la rue
Ça donne envie de courir
Tout simplement vers elle
Sous la pluie ou le soleil
Qu’importe je ne vois qu’elle
Une fille au regard de braise
Je tourne et me détourne
Sourire et encore un sourire
Elle me sourit et je déambule toute la journée
Un train puis un autre
Un train puis un autre
L’arrivée est longue
L’hiver est là, ça caille
Besoin de me réchauffer
De trouver la chaleur
Au coin d’une demeure
Je capte la lumière
Au-delà des réverbères
Je vois les hommes mourir de froid
Mon voyage est terminé
Tout prend une fin
Et ma fin est peut être ici dans cette ville aux mille éclats
Où tout sera différend
Je descends ici pour rejoindre l’aube
L’aube si douce, si onctueuse
Le froid tétanise
Mais l’atterrissage est doux
L’aube, la douceur du café, les odeurs
Et l’amour qui transperce, qui fait vibrer
Le soir qui tombe
Les souvenirs qui remontent
La nostalgie des grands soirs
La jeunesse qui s’évanouit
Il n’y a que l’aube qui reste juste
Les souvenirs remontent
L’amour, ce pince cœur
A contre courant je demeure ici et là
Tout en étant nulle part
Rien ne laisse indifférent
Les soir tombent
Les jours et les nuits s’assemblent pour ne faire qu’un
Se mettre en boule dans son lit
Oublier les autres
Rester là, protégée du monde
Regarder la nuit tombée et regarder au-delà de l’aube
Je t'attends
Mais je t’attends sans pleurer
Je regarde les boulevards bondés de voitures et je pense à toi
Je ravale mes larmes
Au bout de dix ans mes pensées s’envolent vers toi
Comme au premier jour
L’amour ça se travaille
N’oublie pas que rien n’est acquis
C’est comme des morceaux de musique qu’il faut répéter sans cesse
Sans oublier que les notes de l’amour sont toujours jolies mais fragiles….
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